Vous devez rédiger au moins 2000 mots.

  • C’est ce que montre plusieurs études sur les résultats de recherche de Google.
  • Mais, il y a un « biais de qualité » : un texte long est souvent plus détaillé et mieux travaillé. Il a donc plus de chance « d’être un succès » auprès des lecteurs.
  • Google a les moyens de détecter le succès d’une page, ce qui entraine un meilleur positionnement dans les résultats de recherche.
  • Le nombre de mots ne suffit donc pas : la page doit répondre précisément à la question du lecteur et être intéressante.

Voyons tout ceci en détail 🙂

Combien de mots faut-il rédiger pour un texte ?

Longueur du contenu web, que disent les études ?

Plusieurs acteurs du web se sont concentrés sur la corrélation entre la longueur des contenus et leur classement. Voici un rapide tour d’horizon des conclusions qu’ils en tirent.

SerpIq : plus de 2400 mots en moyenne

L’étude de SerpIq porte sur plus de 20.000 mots clés.

En analysant les Serp et la longueur du contenu des pages en premières position, l’étude a révélé que les articles les mieux positionnés comptaient une moyenne proche de 2450 mots.

Un point intéressant mis en évidence par cette étude : les pages en seconde position ont une moyenne de mots légèrement supérieure à ceux en première position (voir l’étude).

Semrush : le contenu long draine plus de longue traine

Cette étude a permis de démontrer que les contenus positionnés sur des mots clés de longue traine sont en moyenne 20% plus longs que les articles positionnés sur des requêtes courtes.

La longueur du contenu aurait donc un impact sur le référencement naturel d’un contenu (voir l’étude).

CoSchedule : au moins 2000 mots pour les articles en première page

Ce constant a été mis en évidence en analysant leurs articles les mieux placés.

Une longueur moyenne de plus de 4000 mots a été relevée sur leurs pages ayant obtenu le meilleur classement.

Ce qu’il faut en retenir, c’est qu’une longueur minimale de 2000 mots a été constaté sur les contenus les mieux classés sur Google (voir l’étude).

Neil Patel : la longueur du contenu dépend de la thématique

D’après son constat, la longueur idéale d’un post doit être adaptée en fonction de la thématique traitée :

  • Recrutement : 900 – 1 000 mots.
  • Cuisine : 1 400 à 1 900 mots.
  • Voyages : 1 500 à 1 850 mots.
  • Etc.

Dans ses conclusions, Neil Patel précise que tout ceci n’est vrai que si le contenu est de qualité (voir l’étude)

Buzzsumo : relation entre longueur du contenu et partages sociaux

L’étude de Buzzsumo porte sur 10% des articles et pages ayant généré le plus de partages et d’engagement sur les réseaux sociaux.

Les contenus ayant rencontré le plus de succès ont tous une longueur moyenne d’au moins 3000 mots.

Le résultat de cette étude est nuancé par la notoriété et la puissance des sites proposant ces contenus (voir l’étude).

Les études montrent qu’une page doit contenir au moins 2000 mots

Contenu long = meilleur ranking ?

Aux vues des résultats révélés par ces études, on est en droit de penser que la longueur du contenu proposé aux internautes est effectivement un critère de succès.

  • Les moteurs de recherche semblent favoriser le référencement naturel des articles de blog ou des pages comptant plus de 2000 mots.
  • Les lecteurs semblent également apprécier les contenus les plus longs, en les lisant, partageant et citant davantage que les autres.

Mais pourquoi cette différence ?

Un contenu long est souvent plus détaillé

En partant du principe que chaque contenu web a pour objectif d’apporter une information pertinente, un conseil ou de la valeur ajoutée, il devient plus évident de saisir un point fondamental :

Un contenu plus long est (normalement) plus riche.

Or, lorsqu’on ne se concentre que sur la longueur d’une page, on perd de vue ce point précis.

Chaque contenu soumis aux lecteurs est censé se démarquer et fournir des informations pertinentes. L’idée n’est pas seulement de s’assurer une bonne visibilité en obtenant un bon référencement naturel, l’idée est de convertir, de fidéliser ou de vendre. La pertinence du contenu est donc primordiale.

Une bonne stratégie SEO permettra donc d’allier ranking et transformation. Dans ce cas, le contenu devra donc être suffisamment riche, détaillé et unique pour susciter l’intérêt des internautes. La rédaction d’un texte a toujours un objectif. On ne produit pas du contenu simplement pour augmenter le nombre de pages d’un site.

En voyant les choses sous cet angle, on comprend déjà mieux en quoi la longueur du contenu joue un rôle auprès des internautes. En soit, il ne s’agit pas simplement de longueur, mais d’information plus détaillée. Et c’est précisément ce que recherchent les lecteurs : de la valeur.

Les contenus longs sont plus détaillés

Que dit Google sur la longueur du contenu ?

Sans tenir compte de la pertinence ou de la qualité des textes, Google semble préférer positionner des contenus longs en haut des Serp.

On le sait tous, le référencement naturel repose sur la prise en compte de nombreux critères. S’il est possible d’optimiser l’aspect technique d’un site, il est également possible d’optimiser son contenu.

Or, on sait que Google “comprend“ un contenu en fonction de plusieurs points :

  • Titre : la balise Title a un rôle très important pour Google.
  • Structure du contenu : chaque balise Hn a son importance. Plus un contenu est structuré et clair, plus Google apprécie.
  • L’optimisation sémantique : la présence de mots clés dans chaque titre ou sous-titre est déjà une première étape. Il est possible d’enrichir sa rédaction en y insérant des termes considérés comme “pertinents“ ou “importants“ pour Google, au regard de la thématique traitée.

Un expert SEO veillera donc à ce que ces pratiques soient déployées pour la rédaction de chaque contenu. L’optimisation joue donc un rôle important.

Là encore, lorsqu’on ramène ceci à la longueur du contenu, on peut mettre en évidence un point :

Une page de 2000 mots est plus facile à optimiser qu’une page de 300 mots.

Même en respectant un indice de densité de mots clé comparable, on pourra insérer davantage de nuances sur un contenu long, que sur un contenu court. 300 mots demandent d’être très synthétique et direct, tandis que 2000 permettent de développer un sujet plus en profondeur.

De plus, il existe un biais concernant le site qui propose ledit contenu : les liens.

A l’heure d’analyser le ranking du contenu, impossible d’écarter certains points :

  • La notoriété d’un site.
  • Sa puissance (quantité de liens pointant vers lui).
  • Son ancienneté.

On lit souvent que le contenu est Roi, mais il faut considérer d’autres critères en plus de la qualité du contenu.

Bien travailler son SEO suppose d’avoir conscience de la quantité de facteurs pouvant influer sur le ranking. Tous ces facteurs sont autant de leviers permettant d’optimiser son site. Ils perturbent donc l’analyse des résultats d’études uniquement basées sur la longueur.

Google favorise les contenus longs

La longueur du contenu ne dispense pas de qualité

Autre sujet polémique : la qualité du contenu.

La qualité est souvent considérée comme subjective. Pourtant, on peut juger de la qualité d’une page selon plusieurs critères logiques :

  • Qualité de la rédaction : il est avéré que les internautes sont moins en confiance devant un contenu mal rédigé, comportant des fautes d’orthographe et de conjugaison.
  • La pertinence : l’objectif d’une page est de répondre à une requête ou à une interrogation. Ai-je bien répondu aux doutes des lecteurs ? Vont-ils trouver les informations qu’ils recherchent ?
  • La structure : le contenu doit être aéré, bien structuré pour faciliter sa lecture.
  • L’objectif de la page : on ne va pas rédiger une page de vente de la manière qu’une description par exemple. Le champ lexical et le contexte sémantique ne seront pas les mêmes s’il s’agit de vendre ou d’expliquer.

La qualité du contenu est donc un critère de premier ordre. Au-delà de la longueur d’un article, on devra donc prendre en compte sa pertinence. Rédiger un article de 3000 mots complètement vide ne vous assurera pas les faveurs de Google ni celles des internautes.

La longueur des contenus les plus performants n’est qu’une conséquence de leur qualité

Et si la corrélation ranking/longueur était biaisée par la qualité du contenu ?

Comme nous l’avons dit, un contenu long permet d’entrer plus dans le détail. Il permet de traiter différents aspects d’un même sujet, rendant une page plus exhaustive.

De fait, si les contenus les mieux positionnés sont plus longs que la moyenne, c’est qu’ils sont probablement plus détaillés et plus pertinents. Dans ce cas, on ne devra considérer leur longueur comme une conséquence de l’objectif premier : rédiger du contenu offrant de la valeur ajoutée.

Se dire qu’un texte de 3000 mots permettra de se positionner premier, quoi qu’il arrive, c’est de l’utopie. Ou du moins, cela fonctionnera peut-être de façon provisoire, jusqu’à ce que le texte en question soit relégué aux oubliettes.

Produire un article de qualité implique de rédiger un texte long

Comment Google juge-t-il la qualité d’un contenu ?

Au-delà du crawl des robots Google et la “compréhension“ que le moteur de recherche retient d’une page, il se fie également à d’autres signaux.

L’engagement, le taux de rebond, le temps passé par les internautes sur la page sont autant de signaux que Google prend en considération. En gardant ceci à l’esprit avant d’écrire, un rédacteur va devoir chercher à captiver son lectorat.

Rédiger pour le web implique de bien comprendre ce point : le succès du contenu n’est au rendez-vous que si ledit contenu est :

  • Utile
  • Vu
  • Lu
  • Partagé.

D’ailleurs, un expert SEO jugera de la pertinence et de l’efficacité du contenu en fonction des mêmes signaux que Google. Un indicateur très parlant reste l’acquisition du Graal en référencement : le lien naturel. Une page reconnue pour son utilité bénéficiera certainement de mentions dans d’autres sites, permettant ainsi l’acquisition de liens et l’accroissement de la notoriété de tout le site.

Google se concentre donc sur tous ces points pour juger de la qualité d’une page. Le comportement des internautes est un indicateur fiable. Il permet de mettre en parallèle plusieurs contenus et d’évaluer l’intérêt suscité par chacun.

Si tous les prérequis techniques sont au rendez-vous (méta description, balise title, toutes les balises attendues, url courte, images, sous titres, etc.), deux contenus traitant de la même thématique et ayant la même longueur pourront être comparés à l’échelle de leur succès. Une bonne page n’a pas nécessairement 5000 mots, mais elle permet avant tout de générer du trafic, de convertir, de fidéliser ou de vendre. L’engagement et le temps passé sur le site sont de très bons indicateurs dans ce cas.

Pour Google, une page de qualité regroupe tout ce que les internautes sont venus chercher en formulant leur requête.

Les contenus longs sont plus partagés sur les réseaux sociaux

Le marketing induit un biais

Tout projet web requiert une stratégie afin d’atteindre son objectif. On ne créé pas un site ou un blog sans en attendre quelque chose (interaction sociale, partage, vente, visibilité, etc.).

Il y a donc une dimension liée au marketing qu’il faut prendre en compte.

Le marketing permet d’attirer et de convaincre le public. Il permet de produire du contenu visant à répondre aux attentes de ses lecteurs ou de ses clients. En tenant compte du public cible, on va déployer une stratégie marketing visant à s’attirer les faveurs du public.

Si lors de sa recherche, un internaute trouve une page répondant en tous points à ses interrogations et qui en plus lui permet de résoudre son problème, il y a de grandes chances qu’il devienne client. Il pourra même poursuivre sa navigation au sein du site où il a trouvé ses réponses. Dans ce cas, les signaux envoyés à Google sont très positifs, il tendra à mieux positionner le contenu en question.

Là encore, la longueur du contenu ne sera qu’une conséquence de la stratégie choisie. En répondant en détail aux attentes des lecteurs, la page en question sera considérée comme plus pertinente et sera certainement mieux classée. Compte tenu du fait que l’objectif est de répondre au public, le détail des réponses induira davantage de longueur pour le texte.

Peut-on tromper Google en jouant sur la longueur du contenu ?

On peut effectivement tromper Google (oh la nouvelle !). On peut activer de nombreux leviers pour y parvenir. Le contenu en fait partie.

De nombreuses méthodes permettent de produire du contenu en masse, optimisé (selon les critères attendus par Google), et arriver à positionner un site en bonne place sur une Serp. Il suffit d’appuyer ce contenu avec des liens et on arrive parfois à des résultats surprenants.

Sans trop entrer dans le détail, j’ai envie de dire qu’il existe des méthodes plus ou moins “sales“ d’y parvenir. Néanmoins, la plupart d’entre elles ne sont pas pérennes. Elles demandent de renouveler l’opération de production de contenu régulièrement, sous peine de voir le site disparaître des pages de résultats.

5000 mots de “bouillie“ optimisée ou de spinning permettent souvent de se positionner (pendant un temps) devant la concurrence. C’est d’autant plus vrai quand la thématique est très nichée. Mais s’il n’est pas retravaillé, ce contenu aura tendance à être déclassé au fil du temps, même en bénéficiant d’une bonne quantité de liens.

Attention, certains maitrisent suffisamment la technique pour arriver à faire durer leurs sites, mais en règle générale, ils les renouvellent régulièrement après avoir pris des pénalités Google (automatiques ou manuelles).

Les indicateurs comme le temps passé sur une page, la quantité de trafic qu’elle génère et le taux de rebond moyen servent aux moteurs de recherche pour évaluer la pertinence de son contenu. Donc, une page de “bouillie“ comptant 5000 mots, qui apparait dans une niche où la moyenne des pages est de 2000, elle aura tendance à se positionner vite et haut avant de dégringoler rapidement si elle n’est pas retravaillée.

On peut donc duper Google, notamment grâce à la longueur du contenu et à l’optimisation sémantique. Le résultat est cependant plutôt éphémère.

Gonfler le nombre de mots artificiellement donnent des résultats… provisoires

Existe-t-il une longueur de contenu optimale ?

Tout dépend de la thématique et de la recherche.

Pour se positionner sur une requête comme “chat mignon“ qui affiche 9900 recherches/mois, les 5 premières positions sont trustées par Youtube et Pinterest. Pas sûr que rédiger “le guide du chat mignon“ en 3000 mots permettra de se retrouver en première position.

Tout dépend de l’intention cachée derrière la requête. On ne peut pas systématiquement envisager de positionner un site qu’à l’aide d’un contenu étoffé.

Dans certains cas, l’intention “transactionnelle“ suppose simplement que l’internaute est à la recherche d’un produit. Dans ce cas, une bonne fiche produit bien rédigée et engageante suffira. Avec 200 ou 300 mots, le travail sera fait.

En revanche, sur certaines Serp, le format long sera nécessaire pour exister. Au-delà du format, il sera nécessaire de transmettre une réelle valeur ajoutée au contenu afin que ce dernier se démarque des autres.

Pour autant, est-ce qu’on peut, comme Neil Patel l’affirme, parler de longueur idéale par thématique ? La réponse est loin d’être évidente.

Beaucoup de facteurs circonstanciels et liés à la qualité (souvent subjective) du contenu vont entrer en ligne de compte. Plus que la longueur, c’est la plus-value apportée qui va primer. Cela ne dispense pas de tous les autres critères (SEO, liens, etc.), mais c’est déjà choisir de faire les choses aussi bien que possible.

Il faut rédiger en tenant compte de plusieurs points importants :

  • Rédiger pour ses lecteurs, en ayant conscience de leur profil (buyer personas).
  • Rédiger en tenant compte de leurs attentes et de leur intention (parfois non verbalisée clairement).
  • Être capable d’apporter une réponse claire et précise à leur interrogation.
  • S’assurer d’apporter quelque chose de plus ou de mieux que les concurrents.

Répondre à ces contraintes demandent souvent de développer une thématique à fond, ce qui donne forcément du contenu plus long. L’idée n’est pas nécessairement de se dire « il me faut 3000 mots pour cette page », mis plutôt de se demander « combien de mots seront nécessaires pour répondre à telle et telle question ? ».

La bonne longueur est atteinte si le lecteur a sa réponse

Longueur du contenu et linkbaiting

Un des points intéressants révélés par Backlinko concerne l’acquisition de liens. Là encore, une corrélation a été mise en évidence entre linkbaiting et longueur du contenu.

Les contenus de plus de 2000 mots attirent plus facilement les citations, donc les liens. Ne faut-il pas là aussi un effet plus qu’une cause ?

Encore une fois, la qualité est la valeur du contenu est à prendre en compte. Et comme souvent, les contenus les plus détaillés et précis demandent de rédiger de longues pages. Au-delà de la longueur du contenu, il faut donc voir l’intérêt suscité par l’information transmise comme principal générateur de liens. C’est l’idée de s’inscrire en référence sur un thème qui doit donc primer sur « j’aurai plus de contenu que les concurrents » pour mettre en place une véritable stratégie de Linkbaiting.

Conclusion

Est-ce que la longueur du contenu influence le positionnement d’un site ?

Oui, si le contenu est de qualité et contient les informations recherchées par les internautes.

En réalité, cette simple phrase suffit presque à conclure ce texte 😉

Plus un contenu est de qualité, plus il est long… et plus il ranke

On peut nuancer en disant que dans certains domaines, il effectivement nécessaire de produire de longs contenus pour espérer exister. Ce n’est pas nécessairement vrai dans toutes les niches, mais c’est une affirmation qui a sa place sur de très nombreuses Serp.

En revanche, difficile d’affirmer qu’il existe une “longueur idéale“ pour ranker. Même si Neil Patel livre même des chiffres par thématique, il ne faut pas oublier qu’il suppose qu’il s’agira toujours de contenu bien rédigé, bien pensé et de bonne qualité.

Cependant, c’est la raison pour laquelle tester ce genre de critère est toujours intéressant. On a parfois la surprise de voir émerger une page au milieu des pages de résultats alors qu’elle ne répond pas nécessairement au format majoritaire sur la Serp en question.

Une title mieux pensée, des balises mieux optimisées, ou simplement un site plus “puissant“ que la moyenne de ce que l’on trouve dans la niche en question, les raisons peuvent être nombreuses.

Bien entendu, ces conclusions sont tirées en partant du principe que Google utilise toujours les mêmes critères de jugement et que les algorithmes “savent ce qu’ils font“. Il ne reste qu’à voir si c’est bel et bien le cas…

Quoi qu’il en soit, la longueur du contenu compte, mais elle doit être accompagnée d’une qualité de rédaction et d’information avérée.